Comment le Sucre aggrave la Rosacée ?

freeimage-8119863-webLe « sucre » peut faire des ravages sur la rosacée, peut-être vous en êtes-vous rendus compte. Il aggrave considérablement l’état de la peau, amplifiant rougeurs et boutons. Il ne s’agit pas ici du sucre existant sous forme naturelle dans la nature (fruits, céréales…) mais du sucre industriel raffiné.

Le sucre industriel est un véritable poison.

Définition d’un poison (Larousse) : substance qui, introduite dans l’organisme à dose suffisante, détruit ou altère les fonctions vitales.

Il est aussi bien connu que « c’est la dose qui fait le poison » (Paracelce)

Compte tenu de cette définition, il apparaît que le sucre industriel est un poison car il agit de manière négative sur les fonctions vitales lorsqu’il est consommé à trop haute dose. (Ce qui est le cas dans notre société).

Histoire du sucre, ou comment cette douce substance s’est progressivement imposée à nous jusqu’à ce que sa consommation explose (données tout le diabète.fr)

Autrefois, il y a bien longtemps, le sucre consommé pour le plaisir venait de la nature, c’est-à-dire des fruits. Le miel était rare et était très recherché. Les gens ne savaient pas encore extraire du sucre des plantes.

Dans l’antiquité, les Hindous découvrent les roseaux sauvages, « la canne à sucre ». Ils seraient les premiers à presser cette plante afin d’en extraire une épaisse bouillie à chaud, qui en refroidissant formait des cristaux appelés « sarkara ».

Au 4ème siècle avant JC, Alexandre le Grand remarque la canne à sucre en Perse et décrit ainsi ses impressions « c’est le miel recueillit sur les roseaux. Il est blanc comme la gomme, cassant sous la dent, les plus gros morceaux sont comme une aveline. On l’emploie seulement en médecine ».

Les voyages et échanges commerciaux puis les croisades des siècles plus tard vont permettre la propagation de ce fameux roseau qui donne du sucre sans le concours des abeilles. Ce produit rare appelé en Europe le « sel indien » est alors réservé aux riches.

Christophe Colomb à la suite d’un voyage en Amérique installe des plants de cannes à sucres des Canaries à Saint Domingue. Les siècles qui suivront verront une expansion considérable de la production sucrière mais malheureusement aussi l’esclavage (main d’œuvre).

Nous arrivons au 17 et 18ème siècle. En Europe le sucre est malgré tout toujours rare. Chez les riches qui en présentaient à leur table, les sucriers étaient fermés à clés ! Au 18ème siècle, des recherches sont menées pour trouver une plante sucrée adaptée aux climats européens. Le chimiste Marggraf essayera le premier en 1747 d’utiliser la betterave à cette fin. Sa tentative est une réussite mais le procédé est long et les betteraves de l’époque contenaient peu de sucre.
Des décennies plus tard, sous l’impulsion de Napoléon, les recherches sont sollicités car les anglais occupent les Antilles (lieu de production de la canne à sucre) et soumis au blocus continental de Napoléon décident d’interrompre l’accès pour l’Europe. Un élève de Marggraf, Frédéric Achard trouvera un procédé efficace d’extraction. Les progrès sont rapides, l’élan du sucre de betterave est lancé. Plus tard la concurrence fera rage entre sucre de canne et sucre de betterave. En 1902, une entente internationale devient nécessaire pour réglementer leur production excessive.

Puis arrive la guerre mondiale, la production européenne du sucre chute puis est relancée. Le sucre devient alors un produit de première nécessité !
Entre 1940 et 1945, les sucreries et raffineries tournent à plein régime pour ravitailler le pays.
La suite nous la connaissons, apparition de l’ère industrielle et de la mondialisation, apparition de la publicité faisant apparaître le sucre comme un aliment santé et créant un faux besoin de consommation.
La consommation explose littéralement. Au début du 20ème siècle, les français consommaient 1 kg de sucre par an contre 35kg aujourd’hui.

Comment peut-on consommer 35kg par an ?
Le sucre n’est pas seulement présent dans les gâteaux, mais dans les sodas (au moins 6 morceaux de sucre par cannette), les jus de fruits, les plats préparés, les conserves de légumes, yaourts, glaces, céréales, ketchup, fruits secs parfois…

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Le sucre et ses effets sur la santé:

Comme nous le disions, c’est la dose qui fait le poison, et une consommation excessive de sucre peut ruiner votre santé :

• Pré diabète et diabète : L’absorption de sucre raffiné provoque une hyperglycémie (montée brutale du taux de sucre dans le sang). Notre pancréas soit alors sécréter de l’insuline pour réguler la glycémie. Une hypoglycémie réactionnelle s’en suit. On éprouve alors le besoin de remanger sucré pour se sentir mieux, et un cercle vicieux se produit. Cela peut conduire sur le long terme au diabète.

• Surpoids, obésité : Autre problème, quand le sang contient trop d’insuline, les graisses n’y sont plus correctement dégradées ; et le glucose excédentaire se transforme en graisse. La consommation de sucre favorise donc la prise de poids. D’où l’intérêt de consommer des aliments qui n’entraînent pas une augmentation importante de la glycémie (aliments à index glycémique bas).

• Dépendance Physique : Le sucre est une vraie drogue. Des expériences menées sur des souris ont prouvé que ces dernières après avoir consommé d’une part du sucre, et d’autre part de la cocaïne préféraient par la suite reprendre des doses de sucre et développaient une sorte d’addiction. Le potentiel addictif du goût sucré est donc bien réel.

• Vieillissement accéléré : Par un phénomène appelé glycation (liaison anormale de sucre et de protéine) il favorise le vieillissement des tissus.

• Baisse de l’immunité : En temps normal un leucocyte (globule blanc) neutralise 14 bactéries. Après la consommation de 6 cuillères à thé de sucre, il n’avale plus que 10 bactéries; 5,5 bactéries après 12 cuillères à thé; 2 bactéries après 18 cuillères à thé; après 24 cuillères à thé (biscuit plus banana split), le leucocyte est quasi-inactif.

• Encombrement de l’organisme: Voyons à ce propos les explications du Dr Bernard Herzog (danger : sucre, Silver47eu) : « Le saccharose est un disaccharide (glucose + fructose), un sucre artificiel d’origine industrielle qui apporte une énergie factice, car elle ne se consume pas mais se caramélise au niveau des muqueuses intestinales. Il ne peut pas intégrer les cycles du métabolisme cellulaire. Cette union artificielle d’un hexose et d’un cycle pentose constitue un corps étranger qui ne fait qu’encombrer l’organisme. Il modifie les fonctions digestives en les ralentissant et, par la création de spasmes formant un film sur les diastases (comme le pétrole sur les eaux d’un lac), il bloque leur action. C’est un obstacle à la physiologie normale. »

• Pathologies cardiovasculaires : Le sucre fait monter les triglycérides et le mauvais cholestérol (LDL).

• Fatigue cérébrale : Le sucre entraîne une difficulté progressive d’attention et une baisse de résistance à tous les travaux intellectuels ou physiques.

Pourquoi le sucre aggrave notre rosacée ?

1) Car il acidifie notre estomac, et notre corps. Or un terrain acide entretient et aggrave les pathologies inflammatoires telles que la rosacée

2) Car il génère des carences en vitamines et minéraux, indispensables à un corps et une peau saine

3) Car il entraîne des fermentations intestinales qui perturbent la flore intestinale. Il est maintenant prouvé qu’une flore perturbée aggrave les pathologies chroniques. « Quand l’intestin va, tout va ».

4) Car il encrasse le foie : Le docteur Bernard Herzog en donne une très bonne explication : « En plaçant une allumette enflammée sous un morceau de sucre, on observe une caramélisation. C’est exactement le type de composé qui se crée au niveau des cellules du foie, lequel absorbe ce corps étranger, sans pouvoir l’éliminer, jusqu’à s’asphyxier. » Un foie fatigué aggrave des troubles cutanés déjà existants, le foie participant au nettoyage du sang.

Pour vérifier que notre rosacée s’aggrave lorsque nous consommons du sucre, cela peut être une bonne idée de tenir un journal alimentaire et de constater la corrélation « sucre-boutons » ☺

La solution ?

Ne plus consommer de produits industriels sucrés pour apaiser son corps, et rompre la dépendance. Il faut savoir que la rosacée est une pathologie chronique pouvant résulter d’un terrain problématique et encrassé, et qu’une dose ne serait-ce que faible de produit sucré suffit à créer une poussée inflammatoire. Le mieux est donc de stopper complètement le sucre pour donner du temps au corps pour se rééquilibrer.
Confectionner soi-même ses gâteaux avec du sucre naturel comme le sucre de coco qui a le gros avantage de ne pas faire augmenter brutalement le taux de sucre sanguin.

Une dernière lecture sur le sucre:

Comment est raffiné le sucre ? On ne pense pas que c’est ainsi que les industriels s’y prennent, et cela est choquant :

•traitements physiques :
-lavage (dans un sirop saturé pour dissoudre la couche superficielle des cristaux)
-centrifugation (pour retirer la mélasse résiduelle en surface)
-broyage
-filtrage

•traitements chimiques :
-addition de lait de chaux (pour neutraliser les acides organiques)
-clarification avec de l’anhydride carbonique et de l’anhydride sulfureux
-décoloration par passage dans des citernes remplies de « noir animal » (particules calcinées d’os de bœuf) puis dans des colonnes de résines
-finalisation à l’aide d’autres réactifs chimiques, comme l’alcool isopropylique.

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