5 idées reçues sur la Rosacée

photorosaceenouveau « La rosacée touche davantage les personnes à la peau claire. »

VRAI. C’est une dermatose qui touche le plus souvent les personnes à phototype 1 et 2, c’est-à-dire une peau très blanche ou claire, des cheveux blonds, roux ou châtains avec parfois des tâches de rousseurs. Chez ces personnes les coups de soleil sont fréquents, la peau est très sensible aux UV et bronze à peine ou très lentement. Cependant la rosacée peut apparaître chez tous les types de phototypes, y compris les personnes à la peau noire même si cela est plus rare.

« La rosacée apparaît autour de 30-50 ans. »

VRAI & FAUX. La rosacée apparaît davantage lors de cette tranche d’âge, et notamment autour de 50 ans avec les perturbations hormonales de la ménopause. Cependant, la rosacée peut toucher n’importe qui, quel que soit son âge. Elle apparaît même souvent autour de 20 ans.

« On connait maintenant clairement les causes de la rosacée. »

FAUX. Voilà donc une énigme, on ne sait pas encore vraiment à l’heure actuelle les raisons de la rosacée. On parle de dysfonctionnement vasculaire (qui paraît plus être un symptôme qu’une cause), on invoque aussi des troubles hormonaux (piste intéressante à explorer, il peut être utile de se faire prescrire un bilan hormonal), certains proposent aussi un lien avec l’immunité.
On parle également d’agents microscopiques qui coloniseraient notre peau à notre insu, notamment le demodex. Certains dermatologues effectuent d’ailleurs des biopsies sur leurs patients pour valider ou non la présence de l’acarien fauteur de troubles. De nouvelles recherches incriminent aussi bacillus Oleronius. Il se développerait sur justement les demodex et pourrait avoir une influence significative sur l’inflammation de la rosacée.

Bien sûr le stress est lui aussi mis en cause, mais il est davantage un catalyseur et un amplificateur de la rosacée et non sa cause.

« La rosacée peut être confondue avec la dermite séborrhéique. »

VRAI & FAUX. Rosacée et dermite séborrhéique présentent en commun une rougeur de la peau et elles peuvent être parfois confondues, et même siéger toutes les deux sur une même partie du visage. Cependant, la dermite séborrhéique se caractérise par une séborrhée, et un fond érythémateux parsemé de squames grasses ce qui n’est pas le cas de la rosacée.

« Les corticoïdes locaux sont intéressants en cas de rosacée. »

FAUX. Les corticoïdes ne doivent jamais être appliqués en cas de rosacée. Ils peuvent dans un premier temps avoir un effet positif, mais cela n’est que de courte durée, car ensuite la rosacée revient de plus belle et s’aggrave.
Il est donc également important de ne pas confondre rosacée et dermite séborrhéique car on prescrit parfois des corticoïdes pour cette dernière.
Il existe aussi « une rosacée stéroïdienne » déclenchée par une application locale forte et répétée de corticoïdes et se traduisant par une dépendance majeure à ces derniers, un érythème desquamatif et de grandes télangiectasies.

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